La fabrication du socle de Venjenss

Article publié le lundi 21 mai 2007 par Mikael
Mis à jour le samedi 3 novembre 2007



Comme déjà expliqué dans un épisode précédent, ce fourbe de Jaeckel avait lâchement refilé la réalisation du décors à notre courageux et dévoué Haekel. Ce dernier s’attela bravement à la tâche titanesque qui leur vaudrait leur prix, rattrapant les défauts de la peinture des gobel...
— Ahem ! tu veux bien arrêter ça, minable ?
— Jaeckel ? T’étais là ? J’explique le décor...
— Ouais, ben au boulot et sans te la jouer...
— (quel rabat-joie...) Mais oui, bien sûr...

Tout a donc commencé avec une idée : des gretchins qui agressent un ork. Au départ, ils devaient lui faire son affaire à une intersection, dans une cité impériale récemment conquise. Mais après quelque recheches et croquis, quelques problèmes se posaient : il fallait faire des façades (muff, pas très original, surtout avec la sortie des kits plastiques...) et surtout la configuration du diorama nous obligeait à faire des immeubles en épaisseur. Dès lors se posait la question du remplissage des volumes des bâtiments. Autre problème, la hauteur nécessaire des immeubles qui risquait de nuire à l’harmonie de la scène... Bref, ça n’allait pas.

De ce constat est née l’idée d’un intérieur d’entrepôt/atelier et de combat au milieu de citernes et autres équipements industriels.

Après quelques essais avec des bouts de polystyrène et les figurines retenue, on a fixé la taille approximative du socle, et effectué quelques croquis sommaires de la scène.

Le décor devait contenir des citernes : un des premiers boulots fut donc de vérifier la faisabilité de ces éléments importants. Ici, la possibilité d’utiliser des machines à commande numérique sur son lieu de travail est un plus non négligeable. Les corps de citernes sont donc tournés en aluminium.

Un balcon est réalisé en carte plastique et les premiers essais de garde-corps sont réalisé. Ces éléments, un peu grossiers, ne seront pas conservés.

Les gobelins tireurs sont là pour l’échelle (peints à l’époque de leur sortie par votre serviteur).

Jaeckel : on comprend mieux pourquoi c’est moi qui m’en suis chargé :p

Ensuite je me suis occupé du sol et du mur : j’ai donc coulé deux dalles de plâtre : une parallépipédique à base carrée pour le sol, et une prismatique pour le mur. Cette dernière inclinée de quelques degrés a été obtenue en inclinant le moule rectangulaire pendant la coulée.

Le plâtre du sol est du plâtre résine Pébéo essayé pour l’occasion : il est très fin (bien plus que le plâtre de modelage) et fait moins de bulles. Il est aussi beaucoup plus résistant aux chocs et à l’abrasion une fois durci (48h). Il faut donc le graver avant séchage, car ensuite c’est fatigant.

Le seul incovénient, c’est son prix, de l’ordre de 8 euros le kilo.

Le mur est en plâtre de modelage classique (j’avais plus de plâtre résine et c’était dimanche...)

Apres assemblage à blanc, il est apparu que le mur écrasait tout. Il a donc été recoupé à la scie pour le ramener à sa hauteur définitive.

Autre grande innovation pour moi : l’utilisation de photodécoupe "maison" réalisée grace à l’excellent tutoriel de Onirik Studio.

Après avoir acheté sur internet du papier PNP blue et du laiton (épaisseur 0.2 mm) chez Weber Métaux à Paris, je me suis lancé dans des essais en respectant scrupulusement les indication du tuto...

Quelques remarques personnelles :

  • il faut impérativement faire les manipulations dehors : le gaz émis, c’est essentiellement le chlore, et c’est vraiment mauvais pour les bronches ;
  • il ne faut pas oublier (comme moi) que si on élimine 0.2 en épaisseur, on élimine aussi 0.2 en largeur. Ce qui implique de ne pas avoir de détails de moins de 0.4 mm de large, car ils disparraissent dans le bouillon.
  • il est plus facile de maîtriser les quantités et dosages pour des petits morceaux de laiton (genre 35mm X 80mm) plutôt que pour des grandes plaques.

Au final, seuls quelques éléments m’ont servi, essentiellement pour les garde-corps, les grilles d’aération, et les plaques et grilles au sol.

Les plaques de plâtre sont gravées pour imiter des murs de béton et un sol de plaques de béton juxtaposées.

Quelques tuyaux sont gravés dans le plâtre, aussi bien au sol qu’au mur.

Régulièrement, on procède a des "montages" pour vérifier la cohérence de l’ensemble.

Des goutières sont aussi réalisées en divers endroits.

Des impacts et des éclats sont aussi ajoutés.

Les emplacements des grilles d’égouts sont aussi préparés.

Le mur fini :

(les raie verticales sont les emplacement des futurs poteaux)

Le plâtre terminé, je reviens aux citernes.

Des rainures circulaires sont ajoutées en haut et en bas, ainsi qu’une rainure linéeaire de haut en bas. Puis un boudin de Green stuff est travaillé au cutter pour figurer le cordon de soudure.

Le balcon, les pieds et le garde-corps de la citerne horizontale sont fabriqués avec des profilés Evergreen, de la carte plastique, de la tige de laiton et des plaques de photodécoupe imitant des tôles "antidérapantes" (achetées chez Blast Model à Paris).

Je passe ensuite au balcon : l’inspiration vient de mon lieu de travail :

Sur cette base de poutre "H", je brode un peu :

  • la structure est réalisée avec des profilés laitons (H,5mm)achetés chez Weber Métaux ;
  • le sol est réalisé avec des "poutres" transversales en profilé Evergreen, sur lesquelles est posée une plaque de carte plastique recouverte de "tôle antidérapante" ;
  • divers tuyaux en profilé evergreen sont ajoutés : des gros au creux des "H" et des plus petits pour faire des câbles électriques ;
  • une grille (découpée dans une grille anti-projection pour poële à frire, 2 euros de bonheur) est installée entre deux poteaux ;
  • des cornières en profilé evergreen vienne finir le tout.

Une échelle à barreaux est rajouté au mur, à l’aide de petits "U" en tige de laiton. Ils ne sont pas collés car certains seront enlevés.

La citerne horizontale est finie, par adjonction de greenstuff pour simuler les dernières soudures.

Les citernes verticales sont elles aussi assemblées, à l’aide de carte plastique, de profilé rond Evergreen et de robinets Italieri. Des détails sont ajoutés avec des morceaux de feuille d’étain.

La plaque supérieure sera finalement supprimée sur les conseils (les ordres et les menaces) de mon collègue et néanmoins ami.

Un autre rang, finalement non peint, par manque de temps, comportait des citernes endommagées.

Elle est réalisé par moulage du haut d’une citerne complète et complétée par une virole découpée dans de la feuille d’étain.

Un garde-corps endommagé est ajouté sur le haut du balcon. Il est réalisé en tige de laiton et photodécoupe, sur le même thème que celui de la citerne horizontale. Le plus délicat, c’est de tordre le tout sans perdre la cohérence. La patience est ici de rigueur.

Des gardes-corps sommaires, en tige de laiton, sont ajoutés sur le haut du mur.

Les grilles des aérateurs sont mises en place.

Des câbles électriques, des boîtiers sont mis en place pour agrémenter le mur.

On touche au but, le décor a pris forme.

Il est grand temps de voir ce que ça donne avec les gurines... heureusement, Jaeckel a apporté son armée de gobs.

Et voilà : à quelques détails près, le décor est prêt à peindre. Au final beaucoup de travail et de techniques nouvelles pour moi (photodécoupe, carte plastique et autre) et beaucoup de plaisir (et de moments de découragement aussi, faut pas déconner...).

Bientôt la suite : la peinture.

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